La cruauté tranquille

by Lautrec

La cruauté tranquille cover art
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about

EP extrait de l'album à venir :
"La cruauté tranquille du quotidien suffit"

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credits

released 08 March 2012
Musique réalisée par Guts
Mixé par Ambroise Boret

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Track Name: Tout est possible
Je m’appelle Lautrec
Je t’explique le truc
Mon trip
Tricoter des tracks
Tripoter vos tracas
Les grands comme les très petits
Intriguer les ¾ de mes potes
Qui pensent que c’est folie
De caqueter
Dans la cacophonie de l’époque
Garder les pieds dans mes Reeboks
Quand ça part en conneries
Et m’occuper
D’équiper toutes les bicoques
Avec mes symphonies
Toujours en quête
Du texte ad’hoc
Tant que je l’aurais pas trouvé
Je me baladerai fâché
Comme un petit capitaine Haddock
J’adopte la doctrine
Du docteur Mamour
La vie, hum…
C’est donner de l’amour
L’envie, malgré ce qui se passe autour,
L’ami, c’est amener mille minis
Moments amènes aux malmenés
Eliminer le malaise
Qui mine les mal adaptés,
Les pas balaises
Le temps d’un 16 ciselé
J’entends d’infâmes
« c’est cela, oui… haha !
Cesse la weed, ça t’as
dans ta bulle isolé »
Je m’en fous,
Je fais mon truc et on verra
C’est tout !

Tout est possible !

Quand j’ai commencé
Tu sais comment c’est
Je pensais rencontrer
Le succès sur scène
Je me suis ramassé
Mais je garde au moins ça
Le temps qui a passé
Au son des Larsens…
Je voulais créer le sourire des gens
Ecrire des genres de légendes
Echapper aux vies chiantes
Comme une heure de pointe sur le périphérique
Une journée basique à Paris
Ça peut rendre hystérique
Pourtant depuis
Je n’écris que par temps de pluie
Je pensais qu’en parlant du pire
On se sépare du dépit
Faux ! je vois bien que je me suis trompé
Qu’il faut parler aussi de tout ce qui peut combler
Poser ça sur un son festif
Hum… face à une fille qui bouge ses fesses
Avec un air fautif
Aujourd’hui quand le ciel est si bleu
Qu’il semble simuler
Que j’y lis 6 milliards
D’aspirations similaires accumulées
Un démon bien dissimulé
En moi décime les émois
Et noie de stimuli
Mon stylo bille au style brillant
Comme une torpille de poésie
Et alors je me dis que

Tout est possible !
Track Name: Bikini
J’ai l’impression que je connais que Paris
75000 et des brouettes murs gris
Pour moi le monde s’arrête à la Villette
Après c’est juste de la géographie
Alors est-ce que la capitale c’est mieux pfff…
Franchement ? j’ai pas vraiment d’avis…

Je connais des gens pour les vacances
Ils rentrent chez eux
Des bleds paumés
Du côté de Montpellier
Bordeaux, Fort de France
La campagne vers Angers
Strasbourg ou Valence
Moi je sais même pas où c’est Valence
Et même si je dis que je m’en balance
Je partirais bien faire une balade
Je voudrais me sentir chez moi
Ailleurs qu’ici
J’en fais pas des salades
Mais près de chez moi
Les filles sortent pas tellement les Bikinis
Me faites pas dire ce que j’ai pas dit :
J’ai rien contre M. Tacchini, attends
Mais on se comprend, hein ?
Les décolletés plongeants,
Pas la peine que je m’étende
L’herbe est toujours plus verte ailleurs, ok
Mais tout le monde la connaît ma pelouse à moi
Faut venir ici gratter son flouze, un toit,
Et comme ils ont pas le choix
Cette ville les gens l’aiment pas
Donc ils t’aiment pas non plus
C’est des conneries tout ça ?
Va te promener en province avec un 75 au cul
Et quand tu reviens, si tu reviens,
On en reparlera
Moi je voudrais grandir à la mer
Courir après les mouettes
Et faire collec de vers de terre, ouais
Et puis tous les samedis
J’irai planquer au dessus de la plage,
Bien à l’abri,
Pour admirer les coquillages
Et les petits culs en Bikinis !

REFRAIN

Pour tous les rats de la ville
Qui croient que les animaux
Naissent en barquette sous cellophane
Pour les furieux naturophiles
Qui dépassent pas la Seine et Marne
Sérieux, ça vous dit pas de calter
Viens on s’arrache tous en voyage
On leur laisse les clés du quartier
Et on va se coller sur la plage

Je buvais un coup avec mon pote l’autre jour
Pfff… je vous jure
Le mec sort pas de sa grotte
Mais il parle toujours
Comme si il revenait de chez pas où
Et qu’il avait fait je sais pas quoi
J’adore ce gars là,
S’il était beau, on dirait moi
Bref, je lui raconte comme à vous
Dans mon premier couplet
Et lui les cheveux dans le zef
Il me dit vas-y bouge, on y va
Je vais nous négocier la Twingo de papa
Et puis pour les maillots, j’ai du pognon qui dort
On taillera à Go Sport d’abord, d’accord ?
On va changer de décor,
Ca nous remettra d’équerre…
Un bon bol d’air de Dunkerque
C’est là qu’elle est la mer
Que les semaines merdiques
Seront lavées dans les flaques
Je lui dis que dans le fond il a pas tort
J’attrape ma veste sur la patère
Et puis on se précipite dehors
On fait tellement les fiers
Qu’on voit pas le molosse du voisin qui dort
Dans l’escalier par terre
Le genre de gros clébard qui mord
2-3 mollets plus tard
Il est moins chaud mon pote
Il serait plus DVD - plumard
Et mon plan plage a plus la cote
Alors je me retrouve sur le trottoir
A regarder le soir qui tombe
Au bout des grands boulevards
En rêvant d’une autre atmosphère
Pour tous les rats de la ville,
Qui croient que les animaux
Naissent en barquette…

REFRAIN
Track Name: Couché tard, levé tôt (feat. Eds.)
Tu sais quoi ?
J’ai 10 x 3 ans
Dans 7 mois
Les petits en me croisant
Me vouvoient
Et je me rappelle qu’à l’adolescence
J’avais du mal à donner sens
A l’idée d’être un gars décent
Un type banal
Je trouvais ça aussi chiant
Qu’un 31 décembre
Qu’un pic nic sur le canal
Il me fallait du phénoménal
Finalement j’ai mal
Calculé mon coup
Mais tant que les mots coulent
Que ma tête reste bancale
La vie m’amuse beaucoup
Autant qu’elle me fait mal
Je me fous de vieillir
Dis aux gamins que c’est ni pire ni meilleur
Que ça empêche pas de sourire
Où d’aller voir ailleurs
Qu’on garde 20 ans au fond du cœur
Comme un décor pour le futur
Qu’on reste d’accord
Avec ce qu’il y avait de pur en nous
Mais en moins con
A moins qu’on assume
Un peu mieux les ratures
Et sans faire de littérature
J’aimerais bien dire au mioche
Que j’étais y a 10 ans
Me juge pas trop durement :
Ça peut pas être comme au cinoche
M’en veut pas de ce que j’ai fait
De tes guerres et de tes rêves inaccessibles
Quitte à être terre à terre
Devant les choix possibles
J’ai fait ce que j’ai vu de mieux à faire

REFRAIN
J’ai compté les années
Et le soir, au micro
J’ai gravé mes idées
Mes histoires, et l’écho
D’un passé oublié
Mes espoirs de minots
Il a fallu taffer
Se coucher tard, se lever tôt
Track Name: La chorale des dents de sagesse
La chorale des dents de sagesse


J’ai beau rêver
Je suis arrimé à mes rimes
Et le rimmel des mirettes des minettes
Coule sur d’autres CD
10 ans que je roule par tous les temps pourtant…
Le débit, il est bon
Des petits bouts de bons débats déboulent
Avec un tact indélébile
Je réponds du tac au tac au tas de foireux
Débilitants
Je répands mes phrases fragiles
Au dessus des phases faciles
Je m’attaque à ta tête
De face, pas de profil
J’ai dans l’idée de changer tes pensées
Vu que ça peut plus se passer comme ça
Nous on veut pas en rester là
C’est trop moche, trop triste
Trop proche du vice, une vie d’envies
C’est forcé qu’on dévie
Sans cesse insatisfaits
On se guérit par le méfait
Pour voir, je vous défie d’essayer d’assoir
Une société sur la course à la satiété
C’est insensé !
Certes, certains s’y retrouvent, se servent sec,
Mais pour les autres, c’est sans issue…
J’espère bien que lassés d’être déçus
Ils se laisseront plus tenir en laisse
Par l’espérance de passer parmi les chanceux
Cet espoir ils l’emportent dans la tombe
Et moi je pleure pour eux
J’entame une ronde
Tu peux venir, si tu veux
Tu peux fuir, si c’est mieux
Mais c’est l’avenir sérieux
Alors au pire on fera ce qu’on peut
Ça commence par un son
Ça finira peut-être par chasser les cons
De toute façon on aura craché
Ce qu’on avait sur le cœur
Toute cette douleur…

REFRAIN
C’est la chorale des dents de sagesse
Méfie toi : ça prévient pas et ça fait mal !

Eh oh, t’enfuis pas j’ai pas fini
Fais gaffe on vient pour toi
Si t’es un camouflet alors on est une baffe
Nous on est paf, le chien c’est toi
On veut pas le paradis
Et là je guette même pas tes radis
On va pas s’arrêter de
pâtir souffrir mentir maudire mourir
Mais bon tu vois on veut de la poésie
Ce que je veux te dire
C’est que j’aspire à respirer
Et que la génération désabusée
Emmerde les prétendus 68ards peinards
Et ce qu’ils nous ont laissé
La faute à qui si on sait plus où aller
Où il est votre idéal de merde ?
Vous avez rejeté la religion
Planté les grands courants de pensée
Et remplacé ça par le pognon…
Tu te demandes encore
Pourquoi on va pas voter ?
Ha ! y a plus que le foot qui fait vibrer
22 bouffons trop bien payés
Pour pousser un ballon dans 2000 m2
On sait même plus quoi contester
Quoi tester, quoi… t’es estomaqué, mec ?
Mais qu’est-ce que tu croyais ?
Que ton crédo craspec allait nous engrainer ?
On est la graine que t’as semé
On se met au taf enfin
Pour en finir avec toutes vos foutaises
Mais on a faim, la priorité se mettre à l’aise
Et tout le monde flippe donc le voisin…
Bah.. tout le monde s’en fout
C’est chacun pour sa peau
Pas de pot, plus de drapeau
Quelques potes
Pour enfoncer quelques portes
Et pour le reste qu’importe
Quelqu’un doit soigner cette carie
Combler la carence
Car le cas devient rance
Et la jeunesse se fout en transe…